Novéquilibres : Baisser le son !

Novéquilibres : EnvironnementNovéquilibres : Santé / Bien-vivreNovéquilibres : RH

Le monde est de plus en plus bruyant, la planète est surpeuplée et les niveaux sonores qui vont avec augmentent avec des impacts sur la santé. On recense à peu près 10 000 décès par an en Europe imputable à la pollution sonore. Maintenant le bruit c’est aussi la vie, et les sons qui en font partie sont à apprécier, ils sont parfois joyeux, contribuent à la qualité du quotidien – y compris la Qualité de Vie au Travail (QVT) – et peuvent même aider à résoudre des problèmes de santé.

Les mauvais sons

Quand le son devient trop fort en décibel, il est vécu comme une véritable pollution sonore et les conséquences peuvent être légères à graves selon l’intensité. Le bruit constitue une nuisance majeure dans le milieu professionnel.

  • Les bruits sont présents partout  
    • Le trafic aérien s’intensifie et l’avion est devenu un moyen de transport à part entière, les embouteillages dans le ciel sont à craindre… Le personnel qui travaille dans les aéroports ou sur les pistes est exposé à des nuisances importantes.
    • Le trafic ferroviaire augmente avec des trains qui vont de plus en plus vite, peut être moins de bruit que du temps de la machine à vapeur avec son tchou tchou tchou, mais avec moins de charme et plus gênant… Puis il y a les métros, RER, tram et j’en passe…
    • Le trafic routier compte un nombre croissant de véhicules : camion, moto, scooter, cyclomoteur, patinette à moteur, et pas toujours bien réglés, auxquels s’ajoutent l’usage intempestif du klaxon qui agresse l’oreille humaine.
    • Les travaux et chantiers ont recours à des machines bruyantes comme les rouleaux compresseurs, les groupes électrogènes, les marteaux piqueurs…
    • Les téléphones portables sonnent de tous les côtés et n’importe où, avec toutes les sonneries possibles, quelquefois agréables quand c’est un tendre piou piou, mais désagréables quand c’est une corne tonitruante.
    • Les baladeurs numériques sont parfois si forts que dans les transports en commun c’est comme si on portait soi-même le casque sans l’avoir choisi…
  • L’open stress
    • Les anglais sont à 80% en open space, et en France cette organisation du travail gagne du terrain. L’observatoire Actineo de la qualité de vie au bureau 2013 sur une enquête portant sur 1208 actifs des secteurs privé et public travaillant dans un bureau, montre que 66% sont en plateau ouvert, que 52% sont gênés par le bruit des collègues et 35% par celui de la technologie (téléphone, photocopieur…).
    • Le trop de bruit est cause de fatigue et de stress et agit sur le système nerveux. Être constamment en vitrine augmente pour certains ce mal-être. Une autre conséquence est la difficulté à se concentrer et une nuisance sur la qualité même du travail.
  •  Les conséquences pour la santé sont multiples
    • De l’irritabilité qui amène à de l’agressivité, et dans le contexte du travail, cela peut engendrer une ambiance délétère.
    • L’ouïe est en danger à partir de 80 décibels avec des problèmes d’audition qui peuvent aller jusqu’à de la surdité passagère ou définitive. Certains corps de métier exigent le port de bouchons d’oreille ou d’un casque anti bruit.
    • Cela peut aller jusqu’à l’hypertension et l’hyperacousie, donc hyper trop pour ceux qui en souffrent…
    • Pour dormir, quand l’environnement est bruyant, l’insomnie survient puisqu’il faut moins de 40 décibels pour dormir convenablement. L’éveil qui s’en suit en sera affecté.
    • Cela peut amener à la dépression et même jusqu’au suicide.

 

Les bons sons

Les sons nous concernent tous, car l’humain est à lui tout seul un émetteur et un récepteur et sachant cela il est possible de prévenir les impacts des mauvais sons en faisant équipe avec soi.

  • Émetteur

Le corps est un instrument avec une caisse de résonnance, et des cordes pour faire vibrer les sons. La posture est importante pour ne pas forcer sur la voix en libérant la colonne d’air, tel le trompettiste qui est assis dans son bassin pour atténuer le creux des lombaires. Au Népal, la personne malade peut être guérie par les sons à l’aide de bol tibétain qui rééquilibre globalement la corporalité.

  • Récepteur

Les oreilles de chaque côté de notre tête permettent d’accueillir les bruits et les sons, et inconsciemment sont entendus davantage ceux perçus comme agressifs. La solution est de sélectionner les sons jusqu’à arriver à ses propres sons. Par exemple au travail quand il y a nuisance sonore, le mieux est de n’écouter que les bruits au loin, puis dans le bâtiment, puis dans le bureau, et enfin ses propres bruits (respiration, flux sanguin, battement du cœur ou bruits digestifs). Cela permet de relativiser et d’être moins pollué.

  • Prévenir

L’environnement au travail doit tenir compte des risques, et les traitements acoustiques des locaux, l’isolation phonique, des cloisonnements étudiés peuvent être efficaces pour réduire le bruit à la source.

Lutter n’est jamais bon, la meilleure façon de gérer est d’ouvrir ses oreilles, d’accueillir, et c’est ainsi que le recul permet d’apprivoiser les bruits et de moins en être perturbé.

 

Les sons c’est aussi les voix qui permettent les échanges, les relations fondamentales pour contribuer à la qualité de vie au travail, c’est aussi la musique, les plaisirs de la vie…

Il s’agit de prendre conscience du négatif pour baisser le son, et du positif pour l’apprécier quand il nous plait et nous est utile.

Et tout simplement quand le son est trop fort il est simple de se boucher les oreilles pour éviter un traumatisme auditif. Comme dans la chanson « Luxor j’adore », il s’agit de gérer le son en bon intelligence :

Je coupe le son

Et je remets le son

Et je recoupe le son

Et je remets le son

Et je recoupe le son…

 

 

 

 

 

3 commentaires

Ecrire un commentaire»
  1. […] Le monde est de plus en plus bruyant, la planète est surpeuplée et les niveaux sonores qui vont avec augmentent avec des impacts sur la santé. On recense à peu  […]

  2. […] Le monde est de plus en plus bruyant, la planète est surpeuplée et les niveaux sonores qui vont avec augmentent avec des impacts sur la santé.  […]

  3. Le bruit remplace le son : source de la vie. Il s’insinue progressivement dans notre quotidien et il devient le dictateur de nos consciences!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *