Bonheur et Qualité de Vie au Travail

Novéquilibres : Bonheur et Qualité de Vie au Travail

Nous n’avons pas coutume sur laqvt.fr d’ouvrir un article ou une page sur autre chose qu’une illustration ou une vidéo.

Nous avons décidé d’entrer dans le vif du sujet en vous rappelant ou en vous apprenant que le bonheur [au travail] n’est ni une mode, ni affaire de gourou, ni l’affaire de quelques consultants ou illuminés, …
C’est un sujet sérieux dont l’ONU appelle les Etats membres à se saisir dans le cadre de leur action publique et au niveau économique au même titre que le développement durable et l’élimination de la pauvreté.
Elle l’a fait en particulier dans le cadre de sa résolution A/RES/66/281 du 12 juillet 2012 relatif à la création d’une journée internationale du bonheur les 28 mars.
L’ONU dédie une page au bonheur sur son site internet dans laquelle elle fait le lien entre bonheur et développement durable, articulé autour de 17 objectifs de développement durable, et de l’accord mondial sur les changements climatiques, adopté à Paris.

En France, on constate de nombreuses levées de boucliers contre ce sujet jugé peu sérieux, tant au niveau des acteurs publics que dans le monde du travail : des partenaires sociaux (patronat et syndicats de salariés) et de nombreux DRH voient dans le bonheur une question qui relève uniquement de l’individu, touchant à sa liberté fondamentale de pensée. Par ailleurs, on entend souvent évoquer le risque de voir leur responsabilité engagée si le bonheur n’était pas au rdv pour des salariés.

En réalité, sur laqvt.fr, nous sommes convaincus qu’il y a 3 malentendus qui bloquent la prise en compte collective du bonheur dans toutes les strates de la société française :

  • l’assimilation du bonheur au travail à l’entreprise libérée
  • l’assimilation du bonheur au travail à la fonction « Chief Happiness Officer » (CHO), dans une acception très périphérique par rapport au travail, et aussi dans une certaine mesure d’une version en partie récréative de la vie au travail qui fait peur à certains (en particulier ceux qui vivent sous un climat de défiance)
  • le bonheur vu comme une obligation

Nous vous invitons à prendre connaissance des arguments visant à travailler les méconnaissances sur ces 3 malentendus dans l’article 3 malentendus sur le bonheur au travail.

3 malentendus sur le bonheur au travail

De notre point de vue, le point principal de déblocage est de considérer le bonheur comme un sujet à travailler ensemble, de manière coopérative, aussi bien au niveau public, qu’en terme de dialogue social dans le monde du travail, que comme objet à envisager dans les décisions stratégiques et opérationnels dans les organisations, en faisant le lien avec le concept de Qualité de Vie au Travail qui partage de nombreux leviers communs.
A contrario d’une interprétation défensive du bonheur, objet de revendications et de négociations, qui laisse les salariés passifs devant des mesures décidées sans eux et relayées par la hiérarchie.

Nous signalons qu’en France un Think-tank s’intéresse au bonheur en tant que sujet de société irradiant à la fois l’individu, l’éducation, le monde du travail, … Il s’agit de La Fabrique Spinoza. Olivier Hoeffel, responsable éditorial de laqvt.fr anime également bénévolement un blog dédié au bonheur, au sens large : lesverbesdubonheur.fr

Sur laqvt.fr, nous envisageons le bonheur et la QVT de la même manière : bonheur et QVT, pour toutes et pour tous, et par toutes et par tous, dans une articulation juste entre la responsabilité individuelle et les responsabilités collectives. Le bonheur et la QVT ne relèvent pas de droits à acquérir et attendre mais comme des aspirations et motivations sur lesquelles travailler ensemble, dans l’L’Attention Réciproque (AR), même si chacune et chacun a sa propre vision.

Nous pouvons nous appuyer notamment sur les enseignements de la psychologie positive qui s’est intéressée au bonheur à la fois au niveau individuel, collectif et sociétal. Même si chaque individu a sa propre conception du bonheur, ses propres aspirations et attentes, la psychologie positive a démontré l’existence d’attitudes et de comportements qui favorisent le bien-être physique, psychique et social. Par exemple : la qualité relationnelle, la confiance, la gratitude, l’autonomie, le développement des compétences, le sens, l’engagement dans des activités porteuses de sens, l’empathie et l’altruisme, prendre soin de son corps et de son esprit, le pouvoir de l’expérimentation et du droit à l’erreur, l’acceptation de soi, la résilience, l’attitude appréciative, la force des émotions positives pour les processus créatifs, …
Autant de sujets qui peuvent être travaillés, cultivés, promus, expérimentés, pratiqués collectivement dans le monde du travail.

Sur laqvt.fr, nous avons publiés plusieurs articles et dossiers de référence sur le sujet :