Novéquilibres : QVT or not QVT

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S’il y a bien 2 choses que je n’aurais jamais pensé associer jusqu’à aujourd’hui, c’est bien mon métier de comédien et la notion de « qualité de vie au travail ».
Peut-être parce que c’est un métier si fragile et si difficile à exercer autrement qu’en dilettante, que la notion même de qualité de vie au travail… c’est avoir du travail !

Sois déjà content rien que d’avoir du travail… et tais-toi !

Un comédien peut-il légitimement parler de QVT ?
« Pourquoi non ? », me dirait Olivier Hoeffel, mon expert es-qvt préféré…
Mais alors…
C’est quoi, la QVT d’un comédien ?

Déjà, moi, je commence mal : j’ai pas tout compris à la QVT…
Bon, d’accord, j’ai pas tout lu, et puis j’ai lu pas mal entre les lignes (d’ailleurs dès que j’ai fini ce premier article, je vais avaler les archives de laqvt.fr et me les approprier comme les répliques de mon prochain rôle, promis !).
J’ai compris que ce n’était pas qu’une question de salaire, qu’il se pourrait qu’à condition que celui-ci soit décent, cela pourrait ne rien avoir à voir…

Par ailleurs, et par essence, le comédien ne rentre pas dans les cases (affirmation métaphorique et administrative, s’entend), alors :

  • si la notion de QVT est nouvelle mais néanmoins tout à fait d’actualité,
  • si elle concerne tout le monde,
  • s’il est urgent (il est urgent) de la laisser s’immiscer et se répandre,

pourquoi ne pas tenter d’explorer le monde merveilleux et fantastique de la QVT de l’acteur ? Il en ressortira peut-être quelque chose, qu’est-ce qu’on risque ?

Mais que les choses soient claires : pas de grande expédition en 500 lignes, 4 parties, 17 sous-parties, thèse/anti-thèse/synthèse…
Juste des petits sauts de puces, des réflexions, des expériences, des questionnements…
… laissons le tempo se mettre en route, sûrement, mais doucement, on est pas des machines !

Comment ? c’est déjà un peu QVT ? bon, bah c’est bien parti alors, si comme monsieur Jourdain on fait de la QVT sans le savoir !!

photo sous licence creative commons – auteur : Novéquilibres

5 commentaires

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  1. L’expert es-qvt pousserait même le bouchon à répondre « Bien sûr que oui, Eric ! ».

    Nous avons hâte de lire le comédien parler de QVT, forcément différemment que pour d’autres professions. Et ce premier article le montre déjà.

    J’en profite pour inviter à participer à l’échange sur laqvt.fr toutes celles et tous ceux qui auraient envie d’évoquer leur Qualité de Vie au Travail en lien avec leur métier.

  2. La Qvt de l’acteur a une relation (souvent bruyante) avec celle du metteur en scène. Le premier peut réconcilier les deux QVt par une attitude qui s’apparente à la duplicité, (ou à l’empathie,comme on voudra) en entrant dans les raisons, ou l’absence de raisons, du second. Il peut s’aider en répétant – mentalement- un mantra du genre  » Je sauve le spectacle », complété éventuellement par celui-ci : Il est impossible qu’une critique soit idiote à 100/100″.

  3. Bonjour Michel,
    et merci pour ce commentaire… qui ressemble à du retour d’expérience, non ?
    En entrant dans le vif du sujet, et en évoquant un contexte assez précis (le rapport acteur/metteur en scène au théâtre) vous jetez le premier coup de pinceau sur la toile de cette chronique… et je vous en remercie !
    Je pense que les acteurs, de par la multitude de possibilités qu’ils ont d’exercer (et d’appréhender) leur métier, peuvent mesurer leur QVT de manière très différente d’un acteur à l’autre, d’un parcours à l’autre… mais aussi à l’intérieur d’un même parcours !
    Quoi qu’il en soit, j’apprécie beaucoup votre analyse, qui consiste, arrêtez-moi si je me trompe, à mesurer la QVT d’un acteur à sa capacité à transformer ce qui l’oppose au metteur en scène en atout au bénéfice du spectacle…
    Ce contexte n’est peut-être pas le plus idyllique, mais il est fréquent, hélas !

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