Novéquilibres : Impressions sur à la conférence quel travail voulons-nous ?

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laqvt.fr consacrera dans les semaines qui viennent des articles pour rebondir sur le sujet de la conférence organisée par Radio France le 23 janvier 2012 au Théâtre du Rond-Point « Quel travail voulons-nous ? ». Les radios du groupe ont par ailleurs organisé ce même jour des émissions spéciales.
Un site dédié a été créé par Radio France.

Un des objectifs de cette conférence était de présenter les résultats de l’enquête menée auprès des internautes, probablement aussi auditeurs, sur le site de Radio France.
Les internautes ont répondu à un questionnaire fermé mais ont pu aussi s’exprimer avec leurs mots.
Les résultats de ce questionnaire, des analyses et une sélection d’expressions libres sont compilés dans un ouvrage édité à cette occasion.

Les comédiens Ariane Ascaride et Philippe Torreton ont été le fil rouge de l’après-midi en venant lire avec leur talent reconnu quelques unes des paroles d’internautes.

Certains candidats à l’élection présidentielle ou leur représentant sont venus à la tribune pour donner leur avis sur les résultats de l’enquête et expliquer leur programme concernant le sujet du travail. Mon propos ici n’est ni de les reporter et encore moins de les analyser ou de les juger.

Concernant les résultats de l’enquête, Dominique Méda sociologue, sollicitée avec Patrick Légeron et Yves Schwartz pour analyser les résultats a fait un préambule tout à fait nécessaire : l’enquête n’est pas un sondage et donc la population ayant répondu n’est pas représentative.

C’est en particulier à noter sur un aspect tout à fait important : le pourcentage de répondants diplômés au delà de bac +2 est de 68% alors que les statistiques nationales sont de l’ordre de 15%.
On voit donc en quoi, il faut être très prudent dans l’analyse de ces résultats et ne pas se précipiter pour en tirer des généralités sur la population.
Néanmoins de grandes tendances sont confirmées par d’autres enquêtes ou sondages :

  • la valeur « travail » est très ancrée en France et c’est une spécificité française,
  • les français ressentent une désillusion, d’un niveau probablement à la hauteur justement du rapport affectif qu’ils ont avec le travail; ils expriment le besoin de changer d’emploi, certains même de changer de métier; ce qui fait reprendre la formule « je t’aime, moi non plus » dans l’ouvrage dédié à cette enquête.
  • Malgré cela, les français sont majoritairement heureux d’aller travailler et sont satisfaits de l’ambiance avec leurs collègues,
  • la reconnaissance au travail est insuffisante, en particulier venant de la hiérarchie,
  • le besoin d’être fier de son travail et de pouvoir faire un travail de qualité est mis à mal par la course à la rentabilité,
  • et un phénomène relativement récent qui s’accélère : les nouvelles technologies de l’information et de la communication portent atteinte à la qualité des relations humaines dans les organisations.

La conférence s’intitulait « Quel travail voulons-nous ? » et les interventions ont montré autant que dans l’enquête qu’en réalité deux questions se sont entrecroisées : « Quel travail voulons-nous, la question effective du jour d’une part, et « quel travail avons-nous ? », tendance « ce qui ne va pas dans le travail » d’autre part.

J’ai noté une sous-représentativité des grandes entreprises et il manquait probablement un son de cloche à cette volée de laquelle je suis ressorti avec une source d’inspiration pour des articles que je vous proposerai au fil de ce premier trimestre.

Pour terminer, quel travail pourrais-je vouloir ?
Pour moi, un travail qui m’épanouisse et me permette de nourrir ma famille.
Pour les autres, je vais raisonner :

  • a minima : que ceux qui souffrent de ne pas avoir de travail puissent trouver un travail où ils ne tombent pas dans la souffrance de leur travail,
  • puis façon QVT : que le plus possible de personnes puissent se réaliser dans leur travail et qu’elles puissent réaliser au mieux leurs attentes réalistes vis-à-vis du travail … ce qui sous-entend bien entendu … avoir un travail; et ceci en harmonie avec les autres sphères de leur vie

photo sous licence creative commons – auteur : sfxeric

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