Novéquilibres : Actualité en bref de la qualité de vie au travail

Novéquilibres : RHNovéquilibres : CommunicationNovéquilibres : Santé / Bien-vivreNovéquilibres : Environnement

La Fabrique de l’industrie, Terra Nova et le réseau Anact-Aract se sont associés pour rédiger un rapport qui vient d’être publié : La qualité de vie au travail :un levier de compétitivité – Refonder les organisations du travail.

Ses auteurs sont Emilie Bourdu (La Fabrique de l’industrie), Marie-Madeleine Péretié (Aract Ile-de-France), Martin Richer (Terra Nova).

Voici deux petits commentaires à chaud de ma part sur deux sujets qui sont abordés dans ce document et auxquels nous sommes attachés : le bonheur au travail et le lien entre QVT et RSE.

Le rapport relève un engouement médiatique pour le bonheur au travail et la réaction de certains (dont les syndicats) qui s’inquiètent du risque que les entreprises s’arrêtent à la périphérie du travail.
Par ailleurs, la question suivante est posée : « N’est-il pas excessif de demander aux entreprises d’assurer le bonheur ? ». De notre point vue, la question posée de cette manière induit une réponse négative. Par contre, on peut la poser différemment : « Les entreprises peuvent-elles se fixer comme objectif de contribuer au bonheur des individus ? ». Il ne s’agit de réglementer le bonheur, d’imposer aux dirigeants que les individus soient heureux au travail avec une obligation de résultats. Nous faisons fausse route en posant la question telle qu’elle est posée dans le rapport. Par ailleurs, le sujet du bonheur au travail est monté en puissance en France suite à la diffusion du documentaire du même nom en février 2015. Et il se trouve que ce documentaire n’évoquait pas la périphérie du travail mais bel et bien le cœur du travail et la gouvernance.
Donc n’ayons pas peur du bonheur au travail, au même titre que n’ayons pas peur que la QVT investisse aussi la périphérie du travail. En réalité, le bonheur au travail et la QVT investissent et l’un et l’autre à la fois le cœur du travail et sa périphérie. Et bien entendu, ça n’empêchera pas certains d’assimiler à la périphérie pour éviter qu’on touche au cœur du travail. A toutes les parties prenantes d’être vigilantes.

Le rapport met aussi en lien la QVT avec la RSE en soulignant la convergence entre ces deux concepts et démarches. Nous appelons aussi de notre côté sur laqvt.fr de manière récurrente à ce que la QVT soit vraiment considérée comme faisant partie d’un ensemble plus vaste la RSE. C’est très exactement comme cela que la QVT est positionnée par rapport à la RSE dans l’ANI vers une politique d’amélioration de la QVT et de l’Egalité Professionnelle.

photo sous licence creative commons – auteur : Martin Deutsch

4 commentaires

Ecrire un commentaire»
  1. Comme tout un chacun, je suis ravie de voir la question du bonheur au travail enfin posée dans des termes qui me semblent pertinents et vous remercie pour ce cadeau matinal.
    En effet, il me semble que vouloir trouver du bien-être au travail si l’on n’a pas déjà fait la paix avec soi-même est illusoire. Pour moi, ce serait comme vouloir monter les murs d’une maison sans avoir fait de fondations. En revanche que le travail contribue à ce que les murs soient de bonne facture, c’est sans nul doute, toujours pour moi, de la responsabilité des employeurs.
    Ne dit-on pas que poser la bonne question, c’est déjà la moitié du problème résolu ? Puisse nos responsables entendre votre question !
    Une belle journée à vous,
    iBen cordialement

  2. Merci beaucoup Monique pour le signe de reconnaissance et pour votre éclairage enrichissant. Je partage tout à fait votre point de vue : il ne faut pas séparer les choses. En réalité, il ne faut pas considérer séparément et de manière cloisonnée l’individu, ce qui l’a et le construit, sa subjectivité d’une part et les conditions objectives de travail d’autre part. Ces deux grandes dimensions interagissent.

  3. Merci Olivier pour ce retour. Je me sens moins seule !
    Une belle journée à vous.

    1. Ca vient, ça vient ! Le bonheur est écrit dans la constitution américaine, l’ONU en a fait un de ses sujets, l’OCDE aussi.
      Ca commence à bien balbutier en France.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *