Novéquilibres : Le bonheur au travail ???

Le Professeur Bossondur avait forcément son mot à dire à propos de la journée du bonheur.
Voici sa réaction, bien entendue décalée.

Le bonheur au travail ?
Et puis quoi encore !
Ah ben ça, c’est le bouquet.
Il faudrait recevoir les gens le matin au travail avec des fleurs, c’est ça ?
Installer des relax dans les bureaux, de la musique douce en fond sonore ?

Et vous pensez que les gens vont bosser dur avec tout ça !
Mais c’est de l’inconscience pure et simple !

Et c’est l’ONU qui est à l’initiative de ça ?
Ah bon, je comprends mieux. Parce qui si vous pensez que l’argument de l’ONU ça va porter avec moi, vous êtes mal parti !

C’est un peu fleur bleue, votre histoire. Fleur bleue, casque bleu, vous voyez le parallèle.

Ca ne peut pas tenir la route. Vous en voyez beaucoup de trucs qui viennent de l’ONU qui marchent vraiment ? Hum hum …

Bon, arrêtons la plaisanterie, moi, je vais vous dire pourquoi le bonheur n’a rien à faire au boulot.

Déjà, prenez l’image type de la personne heureuse. Fixez-la bien dans votre esprit : là, béate, dans la contemplation.
Vous croyez que pour bosser dur, c’est la bonne attitude ?
Evidemment, non ! Il faut être concentré sur ce qu’on fait et pas sur cuicui les petits oiseaux.

Ensuite, vous voyez la responsabilité qu’il faudrait donner aux dirigeants : le bonheur des salariés. Mais ils vont péter les plombs, fermer la boutique !
Comment voulez-vous que l’on puisse rendre heureux les français alors qu’on sait tous qu’ils sont râleurs et jamais contents ?
C’est tout bonnement mission impossible. 

Par ailleurs, pour que les gens donnent le meilleur d’eux, il faut être sur leur dos. Il faut savoir endosser le mauvais rôle.
Et on ne peut pas avoir le mauvais rôle et délivrer des gentillesses à longueur de journée. Bonjour la crédibilité.

Il parait que pour que les salariés soient heureux, il faudrait leur faire confiance.
Vous voyez, on vous parle bonheur, et c’est l’autogestion qui se cache derrière. Bref, la révolution, le grand n’importe quoi, la faillite économique de la France.

Regardez, même les plus progressistes, ceux qui ont négocié l’accord sur la QVT disent « surtout pas le bonheur, ne mélangeons pas tout ! ».

Ils ont raison. On va se retrouver avec des gourous qui vont nous former nos salariés et les embrigader pour qu’ils nous fassent des enfants dans le dos.
C’est faire rentrer le ver dans le fruit et je pèse mes mots de tout mon poids.

Donc halte à cette dictature du bonheur. Laissons le bonheur aux portes de nos entreprises.

Moi, mon travail ? Ah je m’éclate complètement ! Pourquoi cette question ?

Retrouvez les vidéos du Professeur Bossondur.

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