Novéquilibres :  Le 20 mars 2014, la journée internationale du bonheur

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Demain jeudi 20 mars 2014, à l’initiative de l’ONU se tient la 2ème édition de la journée internationale du bonheur. En France, et à l’initiative cette fois de la Fabrique Spinoza, cette journée est étendue à une semaine du bonheur avec un site dédié. Je vous propose de considérer ce que pourrait être ma journée du bonheur demain.


Quel est le triple objectif de mon article :

  1. sensibiliser à quelques unes de mes pratiques pour créer du bonheur au travail,
  2. vous inciter à vivre votre propre journée du bonheur en pleine conscience de vos modes de pensée et de vos actions, et de leur impact sur votre bonheur,
  3. vous inviter à témoigner de votre journée une fois que vous l’aurez vécue.

Le journal des gratitudes

Je rentre dans le vif du sujet, et comme j’aime bien l’originalité, je vais commencer par la toute fin de journée. Il s’agit de l’écriture de quelques lignes dans mon journal des gratitudes. Je ne l’ai pas choisi au hasard. C’est probablement l’acte le plus efficace pour créer du bonheur rapidement.

En quoi cela consiste-t-il ? Juste avant de me coucher, je couche sur le papier (chose rare dans ma journée puisque la plupart des choses que je rédige le sont sous forme électronique) les choses agréables qui se sont déroulées dans ma journée. Je commence souvent par l’évènement le plus marquant.
Dans ma journée, il y a bien souvent un ou plusieurs événements liés au travail. Demain, il serait étonnant que je n’inscrive pas au moins une ligne sur mon travail.
C’est l’occasion de me remémorer et de m’arrêter sur ce qui m’est arrivé d’agréable dans ma journée. Et à chaque fois que je fais cet acte, je trouve des choses que je n’ai pas eu le temps ou l’occasion d’apprécier sur le moment.
C’est déjà donc l’occasion de les apprécier à distance. Pour celles que j’avais appréciée sur le moment, c’est une nouvelle occasion qui se présente de m’en rappeler et de me nourrir. Bref, en bénéfices : des émotions positives à leur évocation intérieure et … de la gratitude pour tous les évènements que je peux attribuer à d’autres personnes.

La gratitude est une émotion positive, alors autant en profiter et la ressentir en plein conscience. Elle fait coup double : c’est bon pour moi, et cela va m’inciter à exprimer de la reconnaissance si je ne l’ai pas déjà fait.
Avec le journal des gratitudes, ma journée et ma vie me semblent mieux remplies et je me sens mieux en interdépendance avec les autres.

Maintenant que j’en ai fini avec la fin de ma journée, quoi de plus naturel que de revenir au début de ce journée du 20 mars.

Elle démarrera très probablement dans l’excitation. Pensez ! C’est le jour du bonheur ! Et si ce n’était que cela : c’est aussi le premier jour du printemps.
Il y a de quoi voir la vie du bon côté, non ?

Une attitude positive

Voilà justement, ma deuxième pratique : essayer de voir la vie du bon côté, ou si vous préférez, voir les bons côtés de la vie.

Par exemple, je serais viticulteur, ce qui est le cas de plusieurs de mes voisins : c’est sûr que le printemps s’est réveillé en avance, mais ça va donner quoi si le gel arrive ? Il est beaucoup trop précoce, ce printemps ! Si j’étais viticulteur, j’aurais de très bonnes raisons de m’inquiéter, mais je pourrais voir aussi les bons côtés. Ce serait à moi de choisir, de quel côté mes pensées et mes discussions vont pencher.

Flux et plaisir

Demain, peut-être que j’aurai l’occasion d’écrire un article, une pensée, un texte humoristique, … J’adore écrire. Ca m’excite, et quand je suis lancé, pas la peine d’essayer de m’interrompre, je suis captivé par mon activité d’écriture. C’est le concept de flux issu de la psychologie positive.
Toute activité dans laquelle je m’engage, qui représente un défi réalisable et qui fait appel à mes compétences, mes talents et pour lequel je suis bien outillé me permettra potentiellement de me retrouver dans le flux.

Ecrire, c’est aussi pour moi du plaisir. Se créer des moments de plaisir qui ont du sens, voilà une façon de créer du bonheur.
C’est d’abord de ma responsabilité. Je vais reprendre une idée précédente : je vais voir les choses du bon côté : si je l’aborde côté « il faut absolument que ce soit terminé avant … et le sujet n’est pas passionnant », ce ne sera pas la même chose que « ça va être amusant ce défi de faire cet article avant … le sujet n’est pas passionnant mais il n’en demeure pas moins important ».
Ce peut être aussi une responsabilité collective : par exemple de se répartir les sujets au niveau du comité éditorial pour que chacun puisse s’y retrouver, pour que chacun puisse y trouver sa dose de plaisir.

Il y a un bémol qu’il faut néanmoins que je précise concernant le flux et le plaisir; nous l’avons évoqué dans l’article Du plaisir au burnout : dans ma journée du bonheur si je reste enfermé sur mes activités professionnelles et le plaisir que j’y trouve (pas tout le temps, évidemment) et que j’enchaîne les heures puis que j’enchaîne les jours en surinvestissant ma sphère professionnelle au détriment de mes autres sphères, que je ne prenne plus soin de ma santé, alors il y a plusieurs risques : le burnout comme évoqué dans l’article, l’étiolement des relations, l’hygiène de vie qui s’en ressent, bref un déséquilibre qui impacte négativement le bonheur.

Echanger sur le bonheur

Demain, j’ai envie d’échanger sur la question du bonheur au travail dans la coopérative Coopaname dans laquelle je suis associé. Je ne sais pas encore sous quelle forme, mais je trouve intéressant de coopérer avec celles et ceux que cette question motive. C’est une façon de visiter la responsabilité collective, pour être congruent sur l’idée d’articulation entre responsabilité individuelle et collective que nous promouvons sur laqvt.fr.

Et vous …

Cette journée du bonheur, si vous l’investissiez ? Si vous instilliez quelques pratiques sur vos modes de pensées et sur vos comportements pour créer du bonheur pendant votre travail ?
Nous accueillerons avec plaisir vos témoignages, les impacts de vos pratiques sur votre journée, les impacts sur votre entourage professionnel et personnel.

Novéquilibres : Quelques idées fortes sur l'ANI QVT EP

photo sous licence creative commons – auteur : Novéquilibres

4 commentaires

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  1. Le bonheur au travail, rêve ou utopie ? Avant de parler de bonheur au travail, pensons déjà à construire ou re-construire les bases comme communication, relation, remerciement, reconnaissance, partage, écoute non ?
    Le bonheur au travail s’installe sur la plus haute marche de l’échelle, il faut cependant redonner le goût du travail avant d’en goûter la saveur.

  2. Merci pour votre réaction.
    Je ne pense pas qu’il faille découpler les choses.
    Le goût du travail peut venir aussi de notre façon de concevoir de travail aussi bien individuellement que collectivement, ce qui fait partie de notre conception du bonheur.
    Autrement dit, et pour reprendre vos items : communication, relation, reconnaissance, … font partie de pratiques qui développent le bonheur.

    1. Merci pour ces exemples pertinents sur le bonheur au travail. Pour ma part, je fais plus que de « penser » qu’il ne faille pas découpler les choses : je suis experte sur le sujet, via 20 ans d’expérience et un doctorat sur l’éducation des adultes au bonheur à visée professionnelle (psychologie positive). Une première en France. Seulement, comme le souligne la brillante chercheuse Sonja Lyubomirsky, la plupart de nos croyances en matière de bonheur sont erronées. Vous avez raison Olivier, communication, relation, et aussi remerciement, font partie des pratiques qui développement le bonheur.
      Je donne entre autre des conférences pour expliquer tout cela, et pour faire comprendre que bonheur n’est pas en haut de l’échelle, il est à la base … ça change tout.

  3. Merci Olivier pour tous ces articles résolument positifs et remettant les choses « dans le bon ordre »; égoïstement, pour moi qui me sent ainsi moins seule (je suis l’auteure de « Et si on décidait d’être heureux, même au travail ? » paru en 2011 aux éditions AFNOR) – et surtout pour l’espoir qu’il renforce de voir naître un monde dans lequel l’humanité aura retrouvé la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Plus nous serons à croire/vivre cette manière de voir, plus le maillage se fera entre ces personnes et plus les chances grandissent que « l’improbable mais possible métamorphose »survienne. je crains que le temps ne presse…

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