Novéquilibres : Considération, l'affaire de tous

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En usant de considération, nous gagnons une part d’humanité et d’altérité. Pas de bonne communication sans respect mutuel, c’est-à-dire sans considération réciproque. Nous sommes des êtres d’échange à chaque instant de notre vie, y compris bien-sûr dans notre vie professionnelle. La responsabilité de celui qui est considéré dans son travail équilibre les choix personnels qu’il y exprime et fait valoir.

La considération, et l’écoute son corollaire, sont rentables

Citée dans le rapport de la FNEP 2011(1), l’entreprise italienne BREMBO pratique le « feed forward » lors des entretiens annuels. Amené à s’exprimer sur son vécu expérientiel et émotionnel, à en promouvoir le meilleur selon lui, le salarié participe à la performance globale. Pris en compte, considéré dans son entier (espace, temps, rythmes, émotions) l’individu enrichit le collectif et s’y nourrit.

Ma congruence vis-à-vis de Novéquilibres

Liberté, gratitude, authenticité ont la part belle dans nos réunions comme dans nos colonnes, place à la considération ! Je dis ici toute ma considération à cette équipe où la gentillesse est une force contagieuse.

QVT dans les organisations : de la gestion au gouvernement

Si la personne conçoit intuitivement fort bien en quoi consiste son comportement respectueux et attentif à la parole de l’autre, comment transférer le concept à des organisations de tailles supérieures ?

Des idées viennent de Suisse et de Belgique (est-ce une nouvelle vertu de la consommation de chocolat ?) qui nous suggèrent plus de suffrages directs et de démocratie dans les structures de gouvernance.

L’économiste suisse Bruno Frey (2) voit dans la démocratie directe une source de bonheur des citoyens : le simple fait d’être consulté, considéré comme une voix légitime augmenterait la perception du bonheur. Il s’agit là j’en conviens de consultations citoyennes, et pas de la vie de l’entreprise. Et si la démocratie avec ses instances allait se nicher dans la gestion de l’entreprise ? C’est la thèse d’Isabelle Ferreras, chercheuse belge, dans son ouvrage « Gouverner le capitalisme » (3). Faire de la considération extrême des personnes dans l’entreprise une nouvelle forme de démocratie participative qui s’instituerait dans le « bicamerisme(4) d’entreprise » : une Chambre des représentants des apporteurs en capital, une Chambre des représentants des investisseurs en travail, un gouvernement responsable devant les deux Chambres. Un mode de gouvernance en pleine compatibilité avec le statut institutionnel de l’entreprise, générer du profit, car « plus les salariés ont leur travail en main, plus ils sont productifs » dit Isabelle Ferreras.

Il s’agit d’un modèle utopique, mais sous l’ancien régime que dire de la République ?
Du stade individuel au plus large des organisations, la performance trouvera un terreau fertile dans la prise en considération de chacun.

(1) FNEP : rapport 2011 « Je sens, tu ressens, nous sommes..»
(2) Bruno Frey & Alois Stutzer : article « Des sources du bonheur, le rôle des institutions démocratiques »
(3) Isabelle Ferreras : « Gouverner le capitalisme » PUF
(4) bicamérisme : à deux chambres, de bi et camera = chambre en italien

photo sous licence creative commons – auteur : domi-san

Un commentaire

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  1. Merci Dominique :o)

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