Oser la liberté !

Novéquilibres : Oser la liberté, selon Caroline Rome. Idée issue du rapport 2011 de la FNEP.
Remettre les êtres humains et leurs émotions au cœur des entreprises et des administrations, est l’objectif de l’ouvrage « Je sens, tu ressens, nous sommes… » du rapport 2011 de la FNEP. Parmi les 6 leviers qui y sont soulevés, celui de la liberté est celui qui m’interpelle le plus, en particulier, oser la liberté !

Je vais commencer par oser dire ce que je ressens en écrivant cet article : les jambes qui flageolent car la liberté me donne le vertige, une légère angoisse au niveau du plexus devant l’ampleur du sujet, la peur de ne pas arriver à exprimer au plus juste ce que je veux communiquer, une certaine excitation vu ma liberté totale dans cette entreprise, un grand plaisir à oser…

Je vais continuer par tout ce qui me passe par la tête : Freiheit en allemand, liberty en anglais, libertad en espagnol. La statue de la liberté qui est culottée avec ses grands airs en toisant le monde de sa hauteur, la devise de la République française, « liberté, égalité, fraternité », le tableau de « La liberté guidant le peuple » par Eugène Delacroix qui est au Musée du Louvre. La liberté d’expression, la station de métro « liberté », le poème de Paul Eluard écrit en 1942 comme une ode à la liberté face à l’occupation de la France par l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale. Me vient aux oreilles « Il est libre Max » dans la chanson d’Hervé Christiani.

Je vais m’arrêter sur le texte de la chanson « il est libre Max » (non, pas Marx !), pour rebondir sur les piliers de sa liberté.

  • « Il met de la magie, mine de rien, dans tout ce qu’il fait, Il a le sourire facile, même pour les imbéciles  » : Max est authentique, il ose s’exposer, prendre des risques pour exprimer sa créativité. Il s’autorise à sa singularité, et ça se ressent dans tout ce qu’il fait. Ce qui fait la différence entre deux individus, c’est la sincérité.
  • « Il n’se laisse pas étourdir par les néons des manèges, il vit sa vie sans s’occuper des grimaces » : Max ne se laisse pas influencer par les on dit, il faut que… Il ne se dit pas « qu’est-ce qu’on va penser de moi ? », « tout le monde agit de la sorte », « je risque de perdre mon boulot si »… Il n’est pas dans le paraître, il est libre d’être.
  • « Il travaille un p’tit peu quand son corps est d’accord, pour lui faut pas s’en faire, il sait doser son effort » : Max sait dire non à toute atteinte à sa liberté, il connait ses besoins, ses limites, ses désirs, il s’accorde de la considération et fait attention à lui. Il s’investit dans sa vie corporellement et psychiquement.
  • « Dans l’panier de crabes, il joue pas les homards, il cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare » : Max ose être lui, Il ne cherche pas à écraser les autres pour prendre leur place; il assume la sienne dans le respect des autres et de lui-même. Il ne cherche pas à endosser un costume qui ne lui convient pas.
  • « Il regarde autour de lui avec les yeux de l’amour, avant qu’t’aies rien pu dire, il t’aime déjà au départ » : Max a tout compris à la contagion du bonheur (largement traitée par Olivier Hoeffel), et il aime tous ceux qui l’entourent. Il sait que la liberté est de l’ordre de la responsabilité individuelle et collective, pour le bien de tous.
  • « Comme il a pas d’argent pour faire le grand voyageur, il va parler souvent aux habitants de son cœur » : Max a choisi un métier qui lui plaît, il ne s’est pas limité à chercher celui qui lui apporterait le maximum de sécurité. Il a décidé de faire des choix pour s’épanouir dans son travail. Il travaille dans un secteur qui correspond à ses valeurs.

Pour en finir avec Max, le refrain de la chanson me fait rêver : « Il est libre Max, il est libre Max, y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler ».

Je vais terminer en atterrissant, pour préciser que la liberté est souvent confondue avec le faire n’importe quoi, alors que c’est l’inverse : le cadre lui permet de s’exprimer, et la volonté est de mise pour y arriver. Il est important cependant de savoir sortir du cadre quand l’espace de liberté n’est plus respecté.

Françoise Sagan qui était éprise de liberté a dit : « j’ai trop le désir qu’on respecte la mienne (liberté) pour ne pas respecter celle des autres ».

En fin, je m’autoriserai en toute liberté d’approfondir le sujet ultérieurement, quand bon me semblera : « Elle est libre Caroline, elle est libre… »

Voilà.

photo sous licence creative commons – auteur : Kullez

Caroline Rome

Caroline ROME est spécialisée dans le sommeil et la vigilance, les rythmes, membre du comité éditorial de laqvt.fr, associée de Novéquilibres, attachée au Centre du Sommeil de l’Hôtel-Dieu à Paris, membre de l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance

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