5 idées reçues sur l’activité physique

Novéquilibres : 5 idées reçues sur l’activité physique
En matière de santé et d’équilibre, il y a beaucoup d’a priori : En voici cinq, que nous dénonçons.

1. L’activité physique, c’est forcément du sport.

Lorsque nous ne bougeons pas du tout, nous dépensons de l’énergie pour assurer les fonctions vitales de l’organisme (respirer, digérer, renouveler nos cellules). C’est la dépense énergétique de repos (la DER) du métabolisme de base.

Tout mouvement corporel par la contraction volontaire des muscles produit une augmentation de la dépense énergétique : ces mouvements constituent l’activité physique.

Le sport, en revanche, est un exercice physique le plus souvent dans le cadre d’un règlement.

Avoir une activité physique, ce n’est donc pas forcément pratiquer un sport.

Chaque pas que l’on fait, chaque marche que l’on gravit, se cumule pour augmenter nos dépenses : en marchant ou en passant l’aspirateur, nous dépensons quatre fois plus d’énergie qu’en restant assis à notre bureau.

2. L’activité physique, ça doit faire mal pour être efficace.

L’activité physique telle que nous l’avons définie, n’est pas censée être douloureuse, qu’il s’agisse de marche, de vélo, de natation de plaisir. Ce sont des activités physiques modérées, bénéfiques pour notre santé.

L’activité physique intense comme les sports d’endurance demande à être pratiquée avec mesure, dans un cadre qui protège l’organisme. De la même façon que, quand vous déménagez un piano, vous ne le portez pas à bout de bras, mais fléchissez les genoux pour ménager votre dos, vous ne vous lancerez pas dans le marathon sans les conseils d’un médecin si vous ne courez pas régulièrement.

Prenez soin de vous.

3. L’activité physique, on doit en faire beaucoup,
longtemps et souvent pour que ce soit efficace.

C’est ce que l’on croit, à tort. Si la régularité paye, l’intensité et la durée dépendent de nos aptitudes. Si nous ne voulons pas courir le prochain marathon de Paris, trente minutes de marche à un bon rythme (éventuellement 2 x15 minutes ou 3 x10 minutes) s’intègrent plus facilement dans notre vie quotidienne, sont tout aussi efficaces d’un point de vue cardio-vasculaire et beaucoup plus douces pour nos articulations.

Écoutez votre corps qui connaît ses limites.

4. Quand on pratique une activité physique sportive,
c’est difficile de persévérer.

Au début, nous avons découvert les bienfaits d’une nouvelle activité qui rythme la semaine et pris plaisir à nous jeter à l’eau. Puis, l’enthousiasme du début a cédé devant d’autres tâches et l’impression que les résultats se font attendre.

Pour maintenir l’enthousiasme, se concentrer sur le plaisir ressenti avant, pendant et après, sur nos sensations corporelles et cette nouvelle manière d’habiter notre corps. Dans ces conditions, persévérer n’est plus une question : allons-nous prendre le temps de nous faire plaisir cette semaine ?

5. Faire du sport fait maigrir.

Faire du sport nous permet d’augmenter la masse musculaire. Nous remplaçons notre masse grasse (et oui, tout le monde en a, et heureusement) par des muscles qui pèsent plus lourd. Nous transpirons également, la perte de poids est donc une perte d’eau. C’est un poids repris dans les heures qui suivent l’activité. Nous avons tout intérêt à bien nous hydrater pour éviter les crampes et les courbatures.

Tout compte fait, faire du sport ne fait pas maigrir, mais contribue à maintenir notre poids, régule l’appétit, améliore le sommeil, l’humeur et le métabolisme en général.

On recommande d’ailleurs aux diabétiques de type 2 de faire de l’exercice car cela régule leur glycémie.

Le premier bénéfice du sport, c’est la bonne humeur!

Pour résumer, choisissons une activité physique qui nous plaît, régule notre appétit, reste douce pour notre corps, et nous rend heureux.

article écrit à 4 mains par Emmanuelle Lewartowski et Dominique Poisson.

 

photo sous licence creative commons – auteur : cuellar

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