Première motivation à la reconversion prof : le ras-le-bol de son travail (Ifop pour Hopscotch)

Novéquilibres : Actualité en bref de la qualité de vie au travail

photo sous licence creative commons – auteur : Martin Deutsch

l’institut Ifop a réalisé un sondage pour l’agence Hopscotch sur la mobilité professionnelle Les Français et la mobilité professionnelle.

Ressort de ce sondage que près de la moitié des répondant exprime en premier lieu une dynamique de fuite : il s’agit à 46% d’un sentiment de ras-le-bol lié au travail actuel (pour les personnes pensant à une reconversion) ou au travail précédent (pour les personnes ayant franchi le pas).

Ce qui met en évidence que le déficit de Qualité de Vie au Travail (QVT) constitue un facteur risque de fuite des organisations dans laquelle le niveau de QVT n’est pas bon ou n’est pas perçu bon par la personne qui y travaille.

Cela crée un risque important de répétition du mauvais niveau de QVT pour l’individu si la fuite mène sur une voie par défaut.

Nous rappelons que dans le cadre son article Un état des lieux de l’Assurance Maladie sur les affections psychiques au travail, Olivier Hoeffel a proposé un questionnaire s’adressant aux salarié·e·s ayant vécu de la souffrance au travail et ayant décidé de se diriger vers une activité entrepreneuriale.

Si l’on croise ce chiffre avec le sentiment que le contexte économique et politique est défavorable à la reconversion pour 62% des répondants et que 45% considèrent que la reconversion représente un risque, on distingue le tableau d’une partie de la population active voulant partir de leur travail actuel par ras-le-bol mais n’osant pas franchir le pas du fait d’un contexte global peu favorable et d’une crainte de trouver encore pire. Un tableau où clairement la motivation est absente avec des impacts négatifs sur le bien-être de l’individu et l’efficacité individuelle et collective.
Avec un contexte économique plus favorable, les velléités de reconversion se concrétiseraient avec pour conséquence une forme d’obligation des organisations peu attentives aux individus à porter plus attention et intérêt au bien-être des individus qui les composent.

Bien évidemment, les organisations qui investissent la QVT se prémunissent de ce cas de figure, améliorent le niveau de bien-être de leurs salari·e·s avec un impact positif sur la performance durable.

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