Novéquilibres : Jour 2 de la 11ème semaine de la QVT : Coeur ET périphérie

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A l’occasion de la 11ème semaine pour la Qualité de Vie au Travail (QVT) organisée par l’ANACT (Agence Nationale d’Amélioration des Conditions de Travail) et les ARACT. Nous vous proposons 5 idées sur la QVT, un jour de cette semaine étant dédié à chaque idée. Ce mardi 17 juin 2014 est dédié à la conjugaison des actions au coeur du travail et à sa périphérie

La première idée de cette semaine, évoquée lundi 16 juin 2014, concernait l’articulation des responsabilités individuelle et collective.

Je vous propose maintenant de considérer l’articulation et la coordination en posant la question : sur quelles dimensions améliorer la QVT ?
Pour ce faire, on peut naturellement se référer aux éléments descriptifs de la QVT tels qu’ils ont été énumérés par les partenaires sociaux à l’occasion des négociations sur l’ANI vers une politique d’amélioration de la QVT et de l’Egalité Professionnelle :
Novéquilibres : Eléments descriptifs de la QVT

Les dimensions qui ressortent inscrivent clairement la QVT au cœur du travail, et cela me semble tout à fait nécessaire, sain et vertueux.

Sur laqvt.fr et chez Novéquilibres, vous proposons une vision plus large de la QVT qui s’intéresse non seulement au coeur du travail mais aussi à sa périphérie.

Quelle est la périphérie ? Par exemple, ce peuvent être les services proposés par l’organisation pour faciliter le quotidien (conciergerie par exemple), des actions favorisant la convivialité, des actions de sensibilisation et de soutien à de bonnes habitudes de vie, …

J’entends régulièrement certaines parties prenantes arguer que la QVT ne doit se positionner qu’au cœur du travail. Je ne les critique pas, car d’une certaine façon, elles sont dans leur rôle, et en particulier, celles qui portent l’ANI sur la QVT et l’Egalité Professionnelle.
Quelle est leur principale crainte : c’est que la QVT soit abordée dans les organisations par le petit bout de la lorgnette, à savoir par sa périphérie et surtout en assimilant la QVT à la périphérie du travail.

Quels sont en effet les risques d’une vision périphérique de la QVT ?

  • en se limitant à l’aspect « services de proximité », la QVT ne serait réservée qu’aux organisations qui en auraient les moyens; une vision « cerise sur le gâteau »,
  • ce pourrait être une façon commode pour certaines organisations de « noyer le poisson » et de sacraliser l’organisation du travail qui devrait être exclue des réflexions et des actions en matière de QVT,
  • voici maintenant un risque moins commun mais que j’ai pu observer dans un nombre limité d’entreprises : des actions périphériques sont menées avec une recherche continuelle d’originalité où le salarié devient un consommateur de plus en plus exigeant et finit par devenir blasé; je renvoie au processus d’adaptation hédonique évoqué dans mon article Impacts de l’adaptation hédonique sur le bonheur et la QVT. Il s’agit d’un mode « fuite en avant ».

Est-ce une erreur, une faute stratégique d’intégrer la périphérie du travail dans la QVT ?
De notre point de vue : NON. A partir du moment où l’on comprend bien qu’il ne s’agit pas d’assimiler la QVT à la périphérie du travail, on peut envisager une vision à la fois panoramique de la QVT et des modalités d’actions en mode conjugaison, dans la pluralité des acteurs, la pluridisciplinarité et le respect mutuel des acteurs les uns envers les autres. Chacune et chacun pouvant apporter sa contribution.
Il y a des petites et des grandes actions en terme de QVT. Il y a des actions coûteuses, d’autres moins et certaines gratuites. Il ne s’agit pas de les opposer mais de les combiner, de les apprécier et de les valoriser les unes et les autres.

 
La réaction du Professeur Bossondur.

photo sous licence creative commons – auteur : wikipedia

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