Novéquilibres : La QVT sur le site de l'ANACT

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L’ANACT (Agence Nationale d’Amélioration des Conditions de Travail) propose depuis juillet 2012 un dossier sur la QVT (Qualité de Vie au Travail). Il complète les actions de communication de l’ANACT depuis 2004 dans le cadre de la Semaine de la qualité de vie au travail.
Ce dossier est proposé à l’url www.anact.fr/qvt

Le dossier QVT de l’ANACT est divisé en deux parties :

  1. une présentation du concept et de la négociation en cours sur le sujet par les partenaires sociaux
  2. des repères pour agir en matière de QVT

Ce dossier est très riche et je vous engage à le consulter.
Après analyse de ce dossier par les membres du comité éditorial de laqvt.fr et échange entre nous, j’ai eu envie de rebondir sur …

… les raisons qui peuvent pousser à se lancer dans une politique d’amélioration de la QVT (Introduction)

Au delà de la liste des raisons évoquées de manière non exhaustive, j’ajoute une raison que m’inspire la vision de la QVT présentée par Guillaume Pepy, Président de la SNCF à la rencontre organisée le 29 janvier 2013 (1) : la QVT faisant partie selon lui de la performance économique, on peut donc aussi évoquer qu’une raison, parmi d’autres, est aussi d’améliorer la performance dans un esprit gagnant-gagnant.
J’attire bien votre attention sur mon propos : il ne s’agit pas de dévoyer un élan qui va en première intention vers l’humain, mais il est important de prendre conscience que l’amélioration de la QVT n’allant pas en opposition à la performance durable, bien au contraire puisqu’elle la favorise, il est bien légitime de mettre la motivation de performance dans cette liste.
C’est une excellente raison pour les dirigeants de se saisir ainsi de la question de la QVT.

La QVT c’est bon aussi pour la performance économique.

Je renvoie à mon récent article sur les coûts de la QVT coup de projecteur sur les coûts de la QVT qui explique la composition des coûts de la QVT et s’intéresse en particulier aux coûts de la non QVT. Les coûts de non QVT sont souvent importants dans les organisations et se donner les moyens d’agir sur les causes de ces coûts, donne la perspective de gains, de performance et de rentabilité.

… le concept de QVT (Comment définir la QVT)

En utilisant la proximité avec le concept de Qualité, tel que j’ai pu le faire à plusieurs reprises dans plusieurs articles sur laqvt.fr, il me paraît important d’apporter un point de vue quant à l’expression des besoins, qu’il s’agisse des besoins des individus ou des besoins de l’organisation.

Vous ne voudriez pas être plus explicite sur votre implicite ?

Les besoins en terme de QVT peuvent être explicites ou implicites. Je veux mettre l’accent en particulier sur les besoins implicites qui, s’ils ne font pas l’objet d’une prise de conscience suffisante, ont les impacts suivants :

  • un besoin implicite satisfait ne procure pas le même niveau d’appréciation qu’un besoin explicite
  • un besoin implicite ne mobilise pas autant qu’un besoin explicite et dès lors, l’organisation ne se donne pas forcément les moyens d’assurer que ce besoin pourra être satisfait ou pourra continuer à être satisfait

… la question de la reconnaissance (Le champ couvert par la QVT)

Il me semble important de mettre en évidence le champ de la reconnaissance plus qu’il ne l’est fait dans les différentes définitions présentées dans le dossier. L’ANACT a d’ailleurs consacré un dossier spécifique à cette question.

La reconnaissance, ça a du sens !

La reconnaissance est à corréler avec la fierté du travail et la motivation.
Les signes abondants, appropriés et justes de reconnaissance constituent à la fois un levier puissant pour l’amélioration de la QVT et le développement d’émotions positives favorables au bonheur.

… objectivité et subjectivité (Les enquêtes QVT)

La mesure et/ou l’évaluation de la QVT concernent des éléments objectifs et subjectifs. A noter que dès lors que le niveau d’évaluation de la dimension subjective est en-dessous du niveau d’évaluation objective, la tentation est souvent de déligitimer la dimension subjective (les salariés sont trop gâtés, ils sont influencés par le contexte général de crise, …).
Or il me semble qu’il faut accorder une importance particulière au caractère très personnel de la QVT : c’est en première intention une question de ressenti. D’où l’importance, par exemple, d’identifier l’écart entre les attentes individuelles et la situation actuelle sur différentes dimensions.

La dynamique est aussi importante : si l’individu ne voit pas de dérivées positives ou pire, s’il ressent une dégradation, il est important de le considérer, même si la réalité objective ne confirmait pas la tendance.

Ressentir le travail

Ce qui est encore plus important que le travail, c’est la perception du travail.
Il ne s’agit pas dans mon propos de sous-estimer le rôle de l’organisation en terme d’amélioration des conditions objectives, mais il s’agit de mettre en évidence l’importance de la question du ressenti et du caractère individuel de la QVT.
Une démarche efficace en matière de QVT s’appuie sur la prise en compte des niveaux individuel et collectif, subjectif et objectif en articulant intelligemment la responsabilité individuelle et collective.

Le fait que les démarches QVT soient envisagées comme participatives va clairement dans le sens d’une prise en compte de ces différents niveaux.

Un grand merci à Céline Bou Sejean, Dominique Poisson et Caroline Rome qui ont analysé avec moi le dossier proposé par l’ANACT

(1) organisée par l’ANACT, le club QVT fondé par EDF et RDS; cf article lié : La QVT, ça fait partie de la performance économique

photo sous licence creative commons – auteur : Novéquilibres

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