Une rentrée en toute QVT : 3 conseils pour concrétiser vos bonnes résolutions

Novéquilibres : Une rentrée en toute QVT : 3 conseils pour concrétiser vos bonnes résolutions
La période des congés d’été tout juste entrée dans le passé, toute l’équipe éditoriale de laqvt.fr souhaite qu’elle vous ait été profitable pour une rentrée sous le signe de la Qualité de Vie au Travail (QVT) pour vous et vos proches.
Nous vous proposons trois conseils pour concrétiser les bonnes résolutions de cette rentrée en matière de QVT.

Cette rentrée démarre sur les chapeaux de roue avec probablement quelques inévitables bonnes résolutions.
Certaines doivent vous permettre de changer radicalement votre rapport à votre travail, l’articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle, l’appréciation des bons moments, la façon de vous déplacer au travail, une meilleure hygiène de vie pour vous sentir mieux y compris au travail, …

Par exemple, vous êtes bien décidé à ne plus courir en permanence. D’ailleurs, c’est simple, vous ne répondrez plus aux emails professionnels en dehors du boulot ! Promis, craché !
Excusez-moi deux secondes … premièrement pour la trivialité de mon « craché », mais surtout parce que mon téléphone vient de me siffler; il faut que je vérifie si ce n’est pas un email professionnel. Vous comprenez bien que si je tarde, la terre va s’arrêter de tourner et moi avec !

Décider et le cas échéant annoncer des bonnes résolutions, c’est une chose, les traduire dans les faits, c’en est une autre. La bonne nouvelle : c’est le lot commun. Ca, c’est pour éviter de culpabiliser. Maintenant, je vous propose de ne pas évacuer aussi vite nos bonnes intentions sous prétexte qu’on est tous à la même enseigne.

C’est bien, les bonnes résolutions ! Surtout quand elles vont dans le sens de l’amélioration de notre QVT ! Alors, on ne va pas les lâcher aussi rapidement.
Déjà, il faut considérer si on y tient vraiment ou si c’était vaguement histoire de causer ou de rassurer son entourage sur ses intentions d’opérer un changement attendu.
Permettez-moi de ne pas poursuivre mes conseils pour les deux derniers cas de figure et de me concentrer sur la bonne résolution à laquelle on tient vraiment.

1/ Parlons réalisme des objectifs !

Il s’agit de s’assurer du caractère réaliste de votre intention et les freins que vous risquez de rencontrer : les habitudes, la pression de votre responsable hiérarchique, de vos collègues, de vos clients, peut-être de votre entourage, votre éventuel perfectionnisme, vos éventuelles conduites addictives par rapport aux outils numériques, …

Par ailleurs, un changement radical ne s’opère pas forcément de manière radicale du jour au lendemain. La mise en oeuvre de certaines bonnes habitudes opérant un changement radical au bout du bout passe aussi par la technique des petits pas. Cette technique permet d’engranger régulièrement des succès qui donnent confiance en soi et aux autres, activent la fierté et donnent du courage et de la persévérance afin de ne pas lâcher.
Et ça vaut le coup de ne pas lâcher, car bien souvent, agir sur sa QVT relève d’une démarche gagnant-gagnant.
Même si, par exemple, votre nouvelle façon d’aborder votre travail peut perturber les habitudes et le regard que certaines personnes portent sur vous au travail, les bénéfices à moyen terme seront bien là. Mais il faut aussi savoir observer les bénéfices à court terme qui permettent de garder le cap et surtout … c’est si bon de s’en nourrir !

« Mon chef me lance des regards obliques depuis que je pars plus tôt, mais je me sens moins fatiguée, plus efficace et j’ai pu reprendre la peinture. J’avais oublié le bien fou que ça me fait de créer. »

Les objectifs, ce n’est pas seulement vous avec vous-même (éventuellement avec votre entourage), c’est aussi avec votre responsable hiérarchique et selon votre fonction avec votre équipe. Pour bien démarrer votre rentrée en toute QVT, trouvez l’opportunité de faire le point sur l’avancement des objectifs professionnels et de vous assurer mutuellement qu’ils sont réalistes. Le réalisme des objectifs est un facteur très important de la QVT. Inversement, l’irréalisme des objectifs est un facteur de risque psychosocial aux impacts divers en fonction de la situation et des personnalités.  Stress, anxiété, dépression, burnout, … peuvent conduire au désengagement, à l’absentéisme et au sur-présentéisme nuisibles au bien-être psychique comme à la performance. Les effets délétères plus ou moins importants se répercutent également sur la sphère personnelle.

2/ Avancer à plusieurs, ça stimule !

Quelle que soit votre bonne résolution, il serait étonnant que vous soyez la seule ou le seul à vouloir aller dans cette voie, même si chaque situation est unique vécue par une personnalité unique. Mais se retrouver sur le même type d’objectif, même si chacun l’aborde de manière tout à fait personnelle, ça crée un potentiel de proximité. C’est d’autant plus important, qu’il n’est pas toujours possible d’associer ou d’intéresser l’entourage. Pourquoi ne pas envisager un cercle dans lequel on peut se retrouver pour échanger, s’aider, se stimuler et tout simplement aussi pour se découvrir d’autres intérêts communs; une alliance de circonstance qui peut se transformer en relation amicale.

Alors que ce soit par deux, trois ou plus et quelle que soit la forme que cela prend (moments d’échanges au restaurant d’entreprise ou dans le train, association, groupe sur un réseau social, activité gérée par une marque commerciale, …), avancer à plusieurs sur des bonnes intentions, c’est bien un moyen plus efficace pour aller au bout et maintenir la bonne habitude quand on sent qu’un certain niveau d’attention est nécessaire pour éviter de retomber dans la mauvaise habitude qui attend son heure sur le chemin de moindre résistance.

Vous avez des personnes de votre entourage personnel et/ou professionnel qui évoquent aussi leur intention de changer leurs habitudes pour une meilleure QVT ? Et si vous constituiez un groupe, et pourquoi pas déjà un binôme si le nombre de candidats est insuffisant dans un premier temps, pour vous soutenir mutuellement dans vos élans ?

3/ Trébuchons !

Dites-moi, depuis quand l’erreur serait-elle interdite ? Dites-moi, pourquoi, dès lors que je trébucherais, il faudrait que je lâche le morceau ? Une bonne résolution devrait-elle exploser en plein vol au moindre coup de vent ? Serait-ce un dommage collatéral de la politique « zéro défaut » dans certaines organisations ? Ou alors, serait-ce une manifestation de la terrifiante vision en noir et blanc ?

« Je n’avais droit qu’à un seul essai ! Loupé. Peut-être à la rentrée de septembre 2016 …
2015 ce sera trop tôt, il me faudra du temps pour digérer mon échec ! »

En effet, dans certaines organisations, on a tendance à oublier le côté universel et naturel de l’erreur. Seulement, limiter les erreurs et leurs impacts, c’est une chose, les déclarer hors-la-loi, c’en est une autre ! C’est souvent un non-sens, ne serait-ce qu’en se référant à la loi … de la nature. La plupart des sportifs le savent bien puisque l’erreur ou l’échec font partie de leur quotidien. Et les quelques réussites ne se produisent que parce qu’il y a eu des échecs surmontés dont ils se sont nourris pour progresser techniquement et psychologiquement.

Dans la mise en oeuvre de nos bonnes résolutions, il serait très étonnant que l’échec ne soit pas sur la route. Il me paraît essentiel de considérer l’erreur non pas comme une anormalité et une fin automatique de processus, mais au contraire comme un obstacle normal, participant à la réussite finale, comme nous l’avons développé précédemment au sujet-même du travail. En écrivant cela, je me désole d’une certaine manière d’avoir à écrire ces mots qui, sur le plan intellectuel sont d’une banalité sans nom, MAIS qui dans la réalité de la pratique quotidienne interpellent. Attention, je ne m’exclue pas, car moi-même dans certaines circonstances, je n’échappe pas non plus au lot de toutes celles et tous ceux qui peuvent être amenés à donner un poids disproportionné à leur propre erreur, avec un impact couperet pour la mise en oeuvre de la bonne intention.

Et pour mettre en lien le présent conseil avec le précédent : trébuchons et relevons-nous mutuellement !
Un regard bienveillant d’un tiers ou d’un groupe de soutien donne le courage de se relever et de pondérer l’interprétation que l’on fait de l’erreur.

Je signale en particulier le piège cognitif classique face à une erreur : l’interprétation inconditionnelle

« J’ai échoué, donc je suis nul ! Je n’y arriverai pas ! il vaut mieux que j’abandonne ! »

Pour surmonter l’erreur, dès lors que l’interprétation inconditionnelle a pris la main, il faut trouver les moyens de la traduire en interprétation conditionnelle :

J’ai échoué sur l’action du moment. Je n’ai pas de conclusions à tirer sur moi-même.
La prochaine fois, je serai probablement mieux préparé pour la réussir. D’ailleurs, j’ai progressé car j’ai appris de mon erreur.

Alors, êtes-vous toujours décidé pour vos bonnes résolutions en matière d’amélioration de votre QVT ? Nous espérons que ces 3 conseils pourront vous être utiles.
N’hésitez pas à venir témoigner sur laqvt.fr en laissant un commentaire à cet article.

Portez-vous bien et loin en cette rentrée de septembre 2014 !

photo sous licence creative commons – auteur : JJsala

Olivier Hoeffel

Responsable éditorial de laqvt.fr Associé et responsable exécutif de Novéquilibres Associé de La Manufacture coopérative Auteur du blog lesverbesdubonheur.fr

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